Nouvelles tendances

Dans le domaine de la prévention des toxicomanies, il nous est fréquemment demandé ce qui est "tendance". Ces demandes nous viennent souvent des écoles, des municipalités, des regroupements locaux de partenaires de Québec en Forme. Par exemple, souvent, ces questionnements concernent les habitudes de consommation chez la population en général, mais plus particulièrement chez les jeunes. Au-delà de suivre les modes, il faut aussi considérer les préoccupations qui découlent de ces tendances, comme des conséquences ou des effets néfastes sur la santé. Ce qui nous amène à développer des pistes d’intervention innovatrices.

L’heure est aux boissons énergisantes! Qu’en pensez-vous?

Mise en contexte

Il n’y a pas de consensus quant à la définition des boissons énergisantes tant dans la littérature scientifique que de la part des organismes de réglementation. Nous pouvons tout de même dire qu’une boisson énergisante fait référence à : « tout produit se présentant sous la forme d’une boisson ou d’un concentré liquide et qui prétend contenir un mélange d’ingrédients ayant la propriété de rehausser les niveaux d’énergie et de vivacité, excluant les boissons pour sportifs (ex. : Gatorade®, Powerade®, etc.) »1.

Question quiz! Selon vous..

Quel pourcentage de jeunes consomment des boissons énergisantes?

  • Tous les jours?
  • Toutes les semaines?
  • 2 ou 3 fois par mois?
  • Jamais ou rarement?

Résultats de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (EQSJS) 2010-2011

Au Québec :

Boissons sucrées

  • Le quart des jeunes en consomment au moins une fois par jour.
  • Lanaudière : 27,9 %.
  • Les plus populaires : boissons à saveur de fruits.

Boissons énergisantes

  • La consommation quotidienne n’est pas aussi fréquente qu’on aurait pu le croire :

- Seulement 1,5 % des élèves en consomment au moins 1 fois par jour.

- La grande majorité n’en boit jamais (57 %) ou rarement (25 %).

- Sur une base hebdomadaire, 8 % des garçons et 4,9 % des filles en consomment 1 à 6 fois.

  • Aucune donnée lanaudoise disponible pour le moment.

Boissons pour sportifs

  • Les garçons (5 %) sont plus nombreux que les filles (1,1 %) à en consommer quotidiennement.

Eau

  • 94 % des élèves en boivent au moins 1 verre par jour.
  • Lanaudière : 93 %.
  • 39 % : au moins 4 verres par jour.
  • Les jeunes qui boivent quotidiennement au moins 4 verres d’eau sont proportionnellement moins nombreux à boire des boissons à saveur de fruits et des boissons sucrées.

Qu'en est-il des effets d’une consommation modérée à élevée de caféine?

  • Une dépendance physique et psychologique pouvant induire des symptômes de sevrage à l’arrêt de la consommation.
  • Une intoxication aigüe : des symptômes variables allant de la nausée aux troubles cardiaques (rares).
  • Une intoxication chronique : céphalées, nervosité, irritabilité, tremblements, palpitations, diaphorèse, diurèse et troubles gastro-intestinaux.

La consommation modérée à élevée de caféine est définie par une consommation plus grande que la dose quotidienne recommandée par Santé Canada. Il faut dire que la teneur en caféine de ces boissons se situe généralement en deçà de la limite maximale de consommation quotidienne recommandée pour les adultes. Toutefois, c’est la consommation totale de caféine dans l’alimentation (café, thé, boissons gazeuses, chocolat, certains médicaments, etc.) qui peut occasionner un apport élevé en caféine et non seulement celle des boissons énergisantes.

Sevrage : Typiquement, les symptômes de sevrage se manifestent 12 à 24 heures suivant l’arrêt de consommation; un pic d’intensité survient après 20 à 51 heures, et la durée totale des symptômes atteint 2 à 9 jours.

Les symptômes de sevrage généralement rapportés sont : des céphalées (50 %), de la fatigue (21-56 %), une baisse d’énergie (36 %), une diminution de la vigilance (27-50 %), de la somnolence (45 %), une diminution du contentement (18-64 %), une humeur dépressive (11-36 %), une difficulté de concentration (79 %), de l’irritabilité (20-29 %) et une lucidité diminuée (71 %) (ISNPQ2010).

Qui sont les groupes à risque?

Certains groupes devraient éviter de consommer des boissons énergisantes.

  • Enfants et adolescents : Selon le poids du jeune, une seule boisson énergisante peut fournir une quantité de caféine supérieure à l’apport maximal recommandé. D’ailleurs, Santé Canada en déconseille la consommation chez les enfants.
  • Femmes enceintes ou qui allaitent : Aucune étude n’a été réalisée sur les effets possibles de la consommation de boissons énergisantes pendant la grossesse.

En tant qu’intervenants, il est important d’être à jour, d’être au courant du côté autant des nouvelles tendances que des statistiques, des rapports de recherche. C’est pourquoi nous vous invitons à visiter le site internet de l’Institut national de la santé publique qui vise à être le centre d'expertise et de référence en matière de santé publique au Québec. Son objectif est de faire progresser les connaissances et de proposer des stratégies et des actions intersectorielles susceptibles d'améliorer l'état de santé et de bien-être de la population. Site : http://www.inspq.qc.ca.

De plus, l’Agence de la santé et des services sociaux de Lanaudière, par le biais de son site SYLIA, vous invite à vous documenter également.

Le SYstème Lanaudois d’Information et d’Analyse, mieux connu sous l’acronyme SYLIA, est un outil de surveillance de l’état de santé développé par le Service de surveillance, recherche et évaluation. Il vise à diffuser de l’information pertinente et le plus à jour possible sur l’état de santé de la population et des déterminants qui lui sont associés.

http://www.agencelanaudiere.qc.ca

Nous vous invitons à développer la bonne habitude de venir consulter le site internet d’Uniatox pour vous tenir informer en ce qui concerne la prévention des toxicomanies.

1 Québec. Institut national de santé publique du Québec. 2011 (numéro 2, août). Topo, les synthèses de l’Équipe nutrition, activité physique, poids. En ligne. Québec : INSPQ. http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1311_BoissonsEnergisantes.pdf. Consulté le 10 mai 2012.